ACCEUIL / INTRODUCTION

L’anarcho-capitalismes est l’application de manière stricte des thèses du libéralisme classique pour en tirer une philosophie politique pour organiser la société. L’anarcho-capitaliste est aussi appelé un « anarcap ». Une société humaine organisée selon les principes de l’anarcho-capitalisme est appelée une « anarcapie ».

Comme le libéralisme classique, l’anarcho-capitalisme est un système où chaque être humain est pleinement propriétaire de lui-même, des fruits de son travail et de ce qu’il a obtenu par la coopération volontaire avec autrui, par échange ou par don. Tout être humain est aussi responsable de ses actes, tenu par les engagements qu’il prend, responsable des pertes de son travail et assure les torts qu’il a causés à des tiers non consentants.

Dans une société anarcho-capitalistes seules les interactions entre adultes consentants sont légitimes. Toute atteinte à la personne et à la propriété perpétrée sans consentement constitue dès lors une agression, et toute forme d’organisation coercitive est illégitime, y compris l’État et ses multiples succédanés.

L’État, comme toute autre organisation, n’a aucune légitimité sauf auprès de ceux qui l’ont individuellement et volontairement accepté. En particulier, les contributions obligatoires (impôts directs et indirects, etc.) et les réglementations imposées (législation, décrets, mesures administratives, etc.) sont considérées comme illégitimes.

Une société libre réfute totalement la nécessité de l’État pour garantir la propriété privée, c’est le premier et le plus grand « criminel » contre la propriété privée. Par ailleurs, toute violation de liberté est une violation d’un droit de propriété (propriété de soi lors d’arrestations arbitraires, propriété de ses moyens de communication lors de censure, etc.).

La propriété privée est une composante essentielle de la liberté économique. L’application des principes de l’école autrichienne d’économie est essentielle au bon fonctionnement de l’économie dans une société anarcap.

La mise en commun du capital, la répartition des tâches et des responsabilités, la spécialisation des compétences et l’échange des services sont des moyens complémentaires de produire davantage. La garantie que ces moyens bénéficient au plus grand nombre est que chacun peut décider librement de participer ou de ne pas participer aux termes de l’accord, et d’en utiliser ou non les fruits. C’est le caractère volontaire d’un accord qui est garant tout, de sa légitimité et de son caractère bénéfique.

Cela n’empêche aucunement l’existence de communautés pratiquant un socialisme volontaire avec propriété commune, tant que celui-ci n’est pas coercitif, mais est un système d’échanges entre individus consentants ou entre organisations volontaires (Exemple : une entreprise étant vue comme un « ensemble de contrats »).

Nos détracteurs (les étatistes) militent en fait pour la nécessité d’avoir des gens qui décident à la place des autres, l’institution de l’État aboutissant au droit, pour certains — les hommes d’État — de décider à la place des autres ce que ceux-ci doivent faire. La responsabilité personnelle est donc remplacée par une irresponsabilité collective, symbolisée par l’État.

On nous reproche aussi notre foi en l’homme et de proposer une société fondée uniquement sur la concurrence et sur l’ordre spontané. Au contraire, notre vision d’une société de liberté ne nous fermes pas les yeux sur la nature humaine : police(privée) et tribunaux (privés) doivent aussi exister en « anarcapie », et le droit serait sans doute beaucoup plus strictement respecté que dans nos sociétés actuelles. Beaucoup doutent que les entreprises décident d’elles-mêmes de prendre des décisions bénéfiques à la communauté, comme réduire la pollution ou offrir des bénéfices sociaux. La notion d’entreprise n’est pas comme dans nos sociétés présentes, seuls les individus existent, contrairement à la coquille fictive qu’est une corporation. La responsabilité individuelle du propriétaire est la motivation à bien agir et se comporter envers les autres hommes.

N’oublions pas l’idée selon laquelle les réalités sociologiques amènent à une « naturelle » inégalité et domination des hommes par d’autres. Une société anarcho-capitaliste mènerait ainsi, pour nos objecteurs, à des inégalités et à des dominations renforcées, créatrices de nombreuses souffrances. Pour nous, l’État ne peut que démultiplier, par son pouvoir coercitif, les inégalités et souffrances entre les hommes en offrant à ceux qui dominent déjà un moyen de renforcer et de pérenniser leur situation, par conséquent une société anarcho-capitaliste, sans abolir toute inégalité, offre cependant une garantie de garder ces inégalités à un niveau minimal.